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Je m’appelle Stéphanie, j’ai 30 ans et il m’est arrivé un événement auquel je ne m’attendais pas : l’homme que j’aime, François, vient de me demander en mariage ! Il y a belle lurette que j’avais classé le « mariage » dans le domaine du démodé pour éviter toute déception inutile et voilà que sa demande me fait l’effet d’une bombe romantique ! Sur le moment, c’est l’euphorie complète, les larmes et les baisers… Puis vient le temps d’y penser de manière plus approfondie… Tant qu’on n’y est pas confronté, on ne se rend pas compte de ce que l’organisation d’un tel événement demande à tous les niveaux ! Comme on le veut parfait bien sûr, un nombre incalculable de choix s’imposent : la robe, le changement de nom, le restaurant, les paperasses, la coiffure, l’église, les invités, la musique, les alliances… ah, c’est une odyssée titanesque ! Et pour immortaliser la somme de tant d’efforts, le photographe, évidemment ! Et ce choix-là est d’une importance capitale puisque c’est grâce à lui que les souvenirs du « plus beau jour de notre vie » resteront forts et colorés, même quand nous les montrerons à nos petits enfants. Heureusement, d’autres gens se sont mariés avant moi et de leurs conseils précieux, j’en ai retiré un nom : Clic-Clac Mariage, photographie.
Le premier rendez-vous avec Philippe, le responsable de Clic-Clac Mariage fut fixé et je me sentais, pour ma part, étrangement anxieuse. François, mon ami, semblait survoler les diverses démarches avec une légèreté et une grâce surprenante. De mon côté, j’ai vite réalisé qu’il est difficile de ne pas avoir d’attentes lorsqu’on pense à son mariage. Philippe est arrivé en vrai professionnel. Nous nous sommes tout de suite sentis à l’aise et nous avons parlé du déroulement « photographique » de l’événement. Tout d’abord, nous avons décidé de ne photographier que le mariage religieux étant donné que le mariage civil se déroulerait avec très peu de monde. Pour l’événement de grande envergure, Philippe nous a proposé de faire des photos noir/blanc et des photos couleurs au gré des envies de la journée. Lors de ma préparation, il suggère des clichés plutôt en noir et blanc ce qui leur donnera un côté artistique et glamour. D’ailleurs, j’ai trouvé sa proposition de me photographier chez le coiffeur, pendant le maquillage et l’habillage très intéressante. Je n’y avais pas pensé et je suis sûre que ce souvenir sera très émouvant pour nous, en particulier pour François qui n’a pas le droit, selon la tradition, de voir la mariée avant l’autel ! Les photos de la cérémonie, de l’apéritif et du repas, varieront entre la couleur et le noir/blanc suivant l’ambiance, la luminosité, les groupes ou les portraits, ce qui laissera un souvenir extrêmement vivant.
Lorsque le jour-J est enfin arrivé, ce fut la panique à bord. Mille et une pensées traversent l’esprit et bien sûr, une sorte d’instinct de fuite surgit alors que je n’aurais jamais pensé me voir dans un état pareil ! Philippe m’a retrouvée chez le coiffeur, le matin même. Les idées plutôt en bataille, son calme et sa maîtrise m’ont beaucoup rassurée. Visiblement, de par son expérience, il sait tout à fait comment se passe ce genre de journée. Il m’a très vite mise à l’aise et m’a demandé de ne pas faire attention à lui afin que je sois naturelle et que les photos soient prises sur le vif. Ce ne fut tout d’abord pas évident mais le bavardage et l’évolution de la magnifique coiffure que l’on était en train de créer sur ma tête m’ont détendu en quelques instants… enfin presque ! Au bout de quelques heures et d’une couche de maquillage, de vernis et de parfum en plus, j’étais devenue cet être de rêve que sont toutes les mariées, une sorte de star hollywoodienne, belle des pieds à la tête. J’étais vraiment contente d’avoir accepté que Philippe immortalise ce « making of » qui aboutit à un résultat étourdissant !
Lorsque ma préparation fut enfin terminée, Philippe est parti à l’église pour capturer l’arrivée des invités. Chacun d’eux est mis en valeur par des photos les montrant sous leur meilleur jour. J’étais étonnée de les voir si beaux, tous sur leur 31 ! Il est vrai que durant un mariage, beaucoup de moments échappent à l’attention des mariés. Les clichés sont là pour donner un fil rouge à l’événement. Notamment l’entrée du marié au bras de sa mère, moment que bien sûr j’ai manqué puisque mon arrivée en fanfare et en flash l’a trouvé déjà installé devant l’autel avec un large sourire. Est-ce une larme que j’ai vue au coin de son œil ? Bien vite retenue, Philippe a tout de même réussi à saisir ce moment avec tact et légèreté : sur la photo, on voit l’émotion qui trouble les yeux de François. Durant toute la cérémonie, Philippe a virevolté autour de nous comme un papillon et j’avoue avoir à peine remarqué sa présence tant l’instant est profond. La magnifique photo où François se penche vers moi pour me dire que je suis belle et où nos yeux brillent de mille étoiles prouve la sensibilité qu’il met à capter les émotions fortes. Pour la sortie de l’église, nous avions convenu de faire plusieurs photos avec tous les invités, puis plus particulièrement avec la famille et finalement de nous deux, sur le petit banc derrière l’église.
L’apéritif s’est déroulé dans de magnifiques jardins ensoleillés où notre photographe a entrepris le reportage image de l’événement. Beaucoup de portraits pris sur le vif, des petits moments émouvants, des expressions surprenantes, des détails insoupçonnés… Un reportage mondain tellement touchant pour nous qui étions si accaparés. De nombreux clichés montrent ces petits instants d’échange, souvent trop brefs, avec tous ceux qui sont venus célébrer notre union. Au vu du nombre de photos qui ont été réalisées, je ne me suis aperçue qu’ensuite de la densité impressionnante d’un tel travail afin d’être là « au bon moment, au bon endroit » pour saisir l’expression de l’événement. Lorsque les rayons du soleil ont baissé et que la lumière a été d’une douceur si caractéristique aux belles journées d’été, Philippe a encore pris quelques photos de nous. Le stress de la cérémonie étant passée, nos visages sont plus détendus, la lumière est superbe, nos yeux sont rayonnants et c’est l’une de ces photos que nous avons choisie pour immortaliser cette journée tout particulière… Celle que nous mettrons sous cadre dans notre salon et que nous enverrons aux invités pour les remercier de leur présence et de leurs présents !
Le moment festif et gourmand qu’est le repas a donné lieu à des images expressives, joyeuses et tellement vivantes. Il est vrai que le choix de la couleur a donné une sorte de vérité à l’ambiance générale, une chaleur toute spéciale. Les animations ont été capturées dans un souci de justesse qui laisse le souvenir de visages hilares, d’expression heureuse et d’étonnement. Lorsque le gâteau est arrivé, la liesse était à son comble et je me demande encore comment Philippe a pu à la fois nous immortaliser dans cette pose caractéristique du découpage gourmand et prendre l’expression des gens en même temps, en particulier celle de ma mère, toujours au bord des larmes tant l’émotion l’envahit. La soirée a fini fort tard et nous avons pris congé de notre reporter très spécial à l’aube, tous fourbus mais contents.
Quelques semaines plus tard, un nouveau rendez-vous fut pris avec Philippe qui nous a remis les photos de l’événement sur papier. Nous avons eu un plaisir immense à les voir : avec le recul, nous avons pu saisir toute la texture de cette journée qui restera unique pour nous. Il nous a également remis les fichiers originaux afin que nous puissions en faire ce que bon nous semble, en parfaite autonomie. Et finalement il nous a remis quelques agrandissements des photos qu’il a trouvées les plus belles. C’est vrai que le noir/blanc donne une touche vraiment glamour à ma préparation et François les a dévoré des yeux en réalisant tout le travail que la beauté d’une mariée représente. Philippe nous a laissé enchantés et reconnaissants d’avoir su trouver la sensibilité de comprendre l’événement pour nous le garder intact.
Stéphanie et François sont des personnages fictifs
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